Générations Complices

Association Intergénérationnnelle

Tisser des Liens

Le mot estamémoire a été formé à partir du mot "Estaminet", et du mot "mémoire"...  : c'est un moment de rencontre et d'échanges entre les générations sur un thème donné qui permet de communiquer sur les expériences de personnes de tous âges. Ainsi se crée un vécu continu et une interactivité là où notre société crée du cloisonnement, de l’enfermement et de l’incompréhension.

Générations Complices mène chaque année plusieurs estamémoires à Wasquehal. Les thèmes sont souvent choisis  par la ou les classes du collège qui y participent avec leur professeur.

C'est par une scènette illustrant la violence verbale, interprétée par Michel et Thérése, qu'a commencé l'Estamémoire, samedi au 41 avenue de Flandre à Wasquehal.
Le ton était mis: c'est la violence des mots qui sera évoquée. Les mots qui blessent, qui marquent parfois toute une vie et démollissent celui ou celle qui les a entendus, ré-entendus et entendus encore.
Subir des brimades verbales, c'est subir une violence insidieuse et destructrice. Certaines personnes l'ont évoquée et ce partage douloureux à fait surgir dans l'assemblée, un élan collectif, non pas de compassion, mais un élan d'amour envers ces êtres qui ont souffert ou qui souffrent encore.
Beaucoup sont repartis en ayant conscience qu'il fallait combattre la violence sous toutes ses formes en commençant par la vigilance dans ses propos.
Si les Estamémoires sont des moments de partage, ce dernier fut un moment fort de partage de vie et d'amour. Pour une fois la violence n'a pas engendré la violence mais son contraire et c'est tellement mieux !!!

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dsc04480Gisèle croyait que cet Estamémoire n'apporterait rien, comme elle se trompait! Après un bref exposé historique de Mr Plouchard où l'on apprenait que c'est l'abbé Lemire qui a instauré les jardins ouvriers dans le but de combattre l'alcoolisme, le vie chère et recréer la vie de famille, Suzanne  nous a parlé de sa nouvelle passion qu'est le jardinage. Elle a mis l'eau à la bouche à toute l'assistance en  parlant du plaisir qu'elle prenait à regarder et à manger ces cadeaux qu'offrait la terre. Elle a aussi reconnu sa prise de conscience de cette vie souterraine qui nous nourrissait et combien il est important de la respecter, de l'aimer et de l'entretenir.

potager1Et oui, cet estamémoire "Retour au potager" avait un petit côté philosophique digne de Voltaire ! Suzanne nous a expliqué qu'elle a découvert récemment les joies du potager depuis qu'elle a eu l'occasion de louer une parcelle (250 m2) de jardins familiaux. Rien ne la prédestinait à cela, mais c'est maintenant un besoin quasi quotidien : cela la déstresse, lui donne bon moral et équilibre. Par cette activité, elle a aussi découvert un monde accueillant, chaleureux, fraternel, partageur, solidaire...Elle se souvient de sa première récolte qui l'a beaucoup émue et depuis, elle consomme avec un regard différent, sachant le temps et le mal qu'il faut se donner pour obtenir une récolte, et ayant pris conscience de toute une vie silencieuse sous terre et de notre appartenance à cette vie de la terre.