Générations Complices

Association Intergénérationnnelle

Tisser des Liens

Vaste sujet pour cet estamémoire du samedi 19 avril 2014 ! Il n'y avait pas de jeunes présents dans la salle, mais une équipe de Générations Complices l'avait préparé au collège dans une classe de 6e à la demande de Monsieur Plouchart, professeur d'histoire et d'éducation civique. Celui-ci donna d'abord une définition , puis présenta une petite recherche historique sur la tolérance, ou plutôt sur l'intolérance et ses conséquences au fil des siècles. La plupart ayant pour origine des différences. Puis chacun fut invité à donner son avis et des exemples de vie illustrant la tolérance. On constata que, comme pour l'usinage de pièce en industrie, il faut une certaine tolérance, sinon ça ne marche pas... Que l'on soit tolérant ou franchement intolérant, nous avons toujours de bonnes raisons pour défendre notre point de vue...

En général, nous prônons la tolérance au nom de valeurs humanistes. Nous avons admiré, par exemple, dans la chanson Lily, comment, mine de rien, Pierre Perret les glisse, ces valeurs... Mais nous avons aussi fait la remarque que trop de tolérance fait naître l'intolérance : trop c'est trop et ça crée l'exaspération. Nous avons admis que nous étions souvent intolérants parce que nous ne savions pas..., par manque d'informations (mais la recherche-t-on ?) et/ou aussi parce que nous ne comprenons pas... et alors nous nous permettons trop vite de juger. A ce propos Guy nous a rappelé une citation qu'il serait sage de faire sienne : "« J’ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger. » (Stefan Zweig). Puis nous avons recherché des situations, des actes que nous trouvions intolérables. Ont été citées le manque de respect aux personnes âgées, les actions non citoyennes, les jugements faits sans savoir, la mauvaise foi... Mais, ne sommes nous pas "condamnés" à être tolérants si nous voulons vivre heureux ? Nous avons ensuite réfléchi à la question : "qu'est-ce qui, dans notre vie, a nourri notre tolérance?" La principale réponse fut les rencontres, les discussions.
Enfin, après avoir entonné Armstrong de Nougaro, nous avons écouté le discours extrait du film "Le Dictateur", de Chaplin, film paru en 1940 sur les écrans américains et prouvant les qualités de visionnaire de ce réalisateur. Discours que les élèves de 6e avaient spontanément applaudis... L'homme théoriquement doit être plein d'humanité, mais ne risque-il pas de devenir inhumain "à force d'intelligence" ?
Michel, en conclusion, nous a rappelé que cet estamémoire, pas plus que les autres, n'était un lieu où l'on apporte des solutions, mais un simple moment de réflexion et de partage intergénérationnel pour favoriser le bien vivre ensemble...