Générations Complices

Association Intergénérationnnelle

Tisser des Liens

Ce n’était pas vraiment un Estamémoire mais plutôt une conférence-débat sur l’autisme. Les bénévoles de Générations Complices qui se sont dérangés pour assister à cette réunion, n’ont pas regretté de s’y être rendus.

Oeuvre sur l'autisme 01Ils ont fait connaissance d’une femme très attachante et très intéressante. Elle est professeure d’élèves autistes et peintre. Ses peintures illustrent les différentes pathologie de ce handicap, les états d'âme que pourraient avoir ces enfants et ceux de leurs parents. Elle a expliqué combien c’est compliqué de se faire accepter par ces enfants, mais aussi combien ceux-ci sont extraordinaires : Une jeune de ses élèves est capable, rien qu’en entendant le clic que fait un cd quand on l’insère dans le lecteur, de savoir ce qu’est le cd en question. Elle a fait, aussi, comprendre que parfois les jugements sont hâtifs, comme par exemple, lorsqu’un enfant hurle ou se roule par terre dans un supermarché, on se dit : « Quel sale gosse ! ». L’autisme ne se voit pas sur l’enfant comme d’autres handicaps et parfois ce comportement est dû au fait qu’un changement s’est opéré dans le magasin.et que l’enfant se sente agressé et désorienté.Oeuvre sur l'autisme 02

Les deux heures trente passées avec ce professeur furent riches et pleines d’émotions. Mickaëlla a fait prendre conscience combien cette non-communication est pénible pour l’enfant, pour les parents et pour l’entourage et aussi combien on est ignorants face à l’autisme.

Cependant, un système de tutorat entre enfant autiste et enfant du lycée, a été instauré. Le lycéen aide l’enfant autiste dans ses devoirs, dans sa vie scolaire (supervisé par le professeur). Et c’est, certainement grâce à ces ados que chacun prendra conscience de ce handicap. Là, l’intergénération a tout son sens, car dans cette démarche, ce sont les jeunes qui créeront des liens entre jeunes et moins jeunes.