Générations Complices

Association Intergénérationnnelle

Tisser des Liens

  L'activité "Cultur'Âges Café" a été proposée par les VIP (vendredi intergénérationnel) en partenariat avec la médiathèque municipale. Envie de partager des impressions, des émotions autour d'un livre, d'un film, d'un spectacle, d'une expo, alors le Cultur'âges Café est fait pour vous : c'est une façon originale de parler culture, et en toute convivialité ! 
Vous n'avez pu venir au dernier Cultur'Âges café?  Dommage ! Mais vous en retrouverez les propos ci-dessous ...

 

Patricia  a vu le film : « Le discours d’un roi », réalisé par Tom Hooper, avec Helena Bonham Carter, Geoffrey Rush, Colin Firth Plus...

Par ce film, on prend son temps pour mieux connaître l’histoire, car c’est l’histoire réelle de Georges VI, roi bègue, père d’Elisabeth d’Angleterre.

On y trouve des qualités humaines : comment venir à bout d’un handicap : le bégaiement.

Atteint de ce handicap dès sa jeunesse (traumatisme dû à une nourrice et carence au niveau élémentaire), Georges VI a pu vaincre sa « maladie » grâce à la solidarité de son épouse qui a trouvé la bonne personne pour le soigner (un médecin qui a soigné les blessés de la guerre 14-18 et qui a créé ses propres méthodes.

Réflexions : Un destin qui a peut être changé l’Europe, tout handicapé a un plus.

 

 

Marie-Christine a vu un opéra au cinéma : « Lucia di Lammermoor » 3 H 40. L’action se déroule à la fin du XVIe siècle,

en Écosse. L’amour surgit au beau milieu de deux familles aristocratiques ennemies… Le drame s’installe sournoisement pour mener au meurtre, à la folie et au suicide. Elle a été subjuguée par la superbe voix de Nathalie Dessay.

Luce s’interroge sur la différence entre l’opéra joué et le film du même opéra : ambiance, proximité, décors.

L’opéra c’est mieux, mais c’est plus cher.

 

 

Bourl. Bl CendrasLuce est allée au "Printemps des poètes" à DINARD. La treizième édition de ce rendez-vous national, placé sous le parrainage de Juliette Binoche, a pour thème “D’infinis paysages”...

2011 marque également le cinquantenaire de la mort de Blaise Cendrars, grand écrivain des voyages... étaient donc au programme de nombreux textes autour de Blaise SANDAR, écrivain qui a beaucoup bourlingué (Chine, Inde, …).

Luce nous fait part d’un de ses livres « Bourlinguer ». C’est le récit de ses voyages, de port en port. Chaque port est le sujet d’une histoire.

Blaise SANDAR, homme qui a beaucoup souffert, qui a fini pauvrement, misérablement, alors qu’il avait eu une enfance riche en relation : Picasso, Cocteau… Un bel aventurier.

 

 

 

Lucette présente la ville de Saint-Omer : c'est une ville fortifiée avec un bastion et des murailles sur côté, dominant le parc nature. Elle a uneSt Omer

superbe église, ex. cathédrale.

A proximité, la coupole d’Helfaut, base secrète allemande pendant la seconde guerre mondiale, où on construisait les V1 et les V2 pour attaquer l’Angleterre.

 

 

Black swan

 

Brigitte D nous parle du film « Black Swan ». Nina est ballerine au sein du très prestigieux New York City Ballet. Sa vie, est entièrement vouée à la danse. Un jour, le directeur artistique de la troupe, décide de remplacer la danseuse étoile pour , « Le Lac des cygnes ».Son choix s'oriente vers Nina. Mais une nouvelle arrivante, Lily, l'impressionne également beaucoup. Nina est parfaite pour danser le Cygne blanc, dans toute son innocence et sa grâce, Lily pour le Cygne noir, qui symbolise la ruse et la sensualité.. Se développe alors entre elles une amitié  perverse...

Brigitte a été déçue par ce film car elle pensait voir un film de danse classique, alors qu’il s’agissait d’un thriller.

 

 

Brigitte C nous parle de la visite de la ville d’Albi, magnifique ville du Tarn avec sa cathédrale

aux murs de briques rouges Albiet ses rues piétonnes avec ses anciennes maisons. Au début du XXIe siècle, la ville connaît un vaste chantier d'embellissement. De nombreux lieux publics et de nombreuses rues ont été réhabilités dans le respect architectural de la ville. Le marché couvert a été rénové afin de devenir un lieu d'échange et de communication. Enfin, la place Sainte-Cécile a été entièrement repensée pour le public.

Une rencontre et une discussion avec une personne âgée de la ville l’a beaucoup émue.

DVD Tous courtsMarie-Christine nous conseille un double DVD d’Agnès VARDA (82 ans) : « tous courts ». C'est un DVD édité de façon artisanale et donc qui a l'atout d'exprimer une personnalité, une originalité. Il s’agit d’une série de petits films de 20mn maxi, réalisés entre 1957 et 2004, sur de nombreux sujets : architecture, littérature, peinture, musique... on y trouve aussi des programmes imaginaires, comme “Les courts « touristiques »”, avec un film sur les châteaux, ou “Les courts « contestataires »” où l’on trouve des témoignages soixante-huitards intéressants : par exemple comment les Black Panthers manifestaient à Oakland en 1968, ou jusqu’où Antenne 2 pouvait aller dans le droit de Réponse de femmes. Il y a aussi “Les courts parisiens”, avec quelques curiosités (l’intégrale du film avec Godard et Karina , un film-document sur le couple Aragon-Elsa, et le célèbre Opéra-Mouffe sur la rue Mouffetard)... avec quelques acteurs connus : Philippe Noiret, Julie DEPARDIEU…

 

 

Monique nous parle de la conférence qu’a donné Stéphane HESSEL à la F.N.A.C. de Lille, concernant la sortie de son nouveau livre : « Engagez-vous ».

Conférence extraordinaire animée par un personnage à l’esprit clair, à l'élocution facile, porteuse de valeurs. Il a donné la parole aux étudiants présents (beaucoup de jeunes). Il redit l'importance de faire passer les messages aux jeunes. Trois choses le troublent :

1.L’immense pauvreté de beaucoup/l’immense richesse d’une minorité.

2.L'état de la planète, l'écologie : respecter les limites de la consommation, des prélèvements.

3.Les violences existant dans le monde mais aussi le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au « toujours plus », à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale...

Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l'homme... en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu'il appelle à une « insurrection pacifique ».

Il faut faire confiance aux jeunes générations. Il incite à réfléchir sur l’écologie par rapport à la politique.

Engagement dans les O.N.G.

 

Edith a aimé : "Le nid de la Hulotte" , de Dicta Dimitriadis. L’histoire débute en 1870 dans le Gers.

C’est la vie de Clémence, une enseignante de vingt ans qui quitte Auch, sa ville natale, pour partir enseigner à la campagne, dans le but d'apporter le savoir aux enfants de ce monde en retrait. A travers son histoire, c'est la vie de tout le village de Saint-Mont-du-Gers que l'on voit changer, ses secrets, ses rumeurs et ses ombres. Aventures, rebondissements, révélations, passion animent en coulisses la vie de tout ce village. A travers l'histoire de Clémence, c'est celle d'une société qui se déroule dans ce roman, au tournant d'un siècle qui voit le monde changer radicalement.

Style télégraphique, Edith a aimé se plonger dans cette atmosphère historique locale et datée.

1.Colette présente « L'orpheline des neiges » de Marie Bernadette Dupuis.

C'est un roman de terroir qui est aussi une saga familiale, un petit peu le genre Maria Chapdelaine. Ça se passe au Canada, en 1916, dans un petit village, sur les bords du lac St Jean. Une nuit d'hiver, quelqu'un abandonne un bébé à la porte d'un couvent : c'est une petite fille emmitouflée dans de la fourrure, avec juste son nom noté sur un papier. Les sœurs la recueillent et elle sera élevée en partie par ces sœurs et en partie par une famille adoptive qui habite près du couvent. Quand cette enfant grandit, on découvre qu'elle est douée d'une voix magnifique. C'est d'abord dans les églises qu'elle chante, ensuite son père adoptif la fait chanter dans des cabarets. Mais cette jeune fille ne peut admettre qu'elle a été abandonnée aussi elle se fixe pour objectif de retrouver ses parents et refuse donc de quitter ce petit village. Colette a aimé car c'est une très belle histoire : les 650 pages se lisent comme une fleur. Il y a beaucoup de descriptions de paysages canadiens (Québec) sous la neige et le livre raconte la vie de cette jeune fille... ça finit bien et ça se lit facilement, la typographie est aérée et les chapitres ne sont pas trop longs.

2. Guy parle de sa visite au LaM [Musée d'art moderne Lille Métropole (Villeneuve d'Ascq) ou plus exactement Lille art muséum.Modigliani



Il a eu envie de le visiter d'abord parce que c'est nouveau et ensuite parce qu'on peut y aller sur la journée, y déjeuner le midi et reprendre tranquillement la visite car il y a beaucoup d'œuvres à voir. Il a été intrigué par la présence de nombreux gardiens. En fait, leur nombre est proportionnel au budget assurance. Ce musée abrite la collection d'art moderne de la donation Masurel (F. Léger, Dubuffet, Picasso, Bracque.... et son préféré : Modigliani) mais aussi de l'art contemporain et surtout, l'art brut qui a nécessité l'extension du musée. Dans cette partie art brut, on trouve bien sûr des peintures, mais aussi des sculptures, tentures ou des œuvres en 3 D. Cet art est né dans les hôpitaux psychiatriques : on s'est aperçu que lorsqu'on donnait de quoi dessiner ou peindre... aux gens qui y étaient soignés, certains produisaient des œuvres assez extraordinaires qui peuvent être qualifiées d'œuvres d'art. Les motifs sont souvent très répétitifs, on y retrouve beaucoup de symétries, il y a une belle intelligence dans les coloris et le travail est extraordinairement soigné. Certains tableaux surprennent par leurs dimensions (parfois jusqu'à passés 10 mètres). Guy y a admiré une œuvre composée de petits bouts de métaux, ferrailles soudés, déchiquetés : elle surprend par l'impression qu'elle donne : une industrialisation poussée à l'extrême tout en étant très esthétique. Il pense que pour découvrir cette partie art brut, il faut bien avoir au moins 1h30 devant soi. Il aime découvrir des choses nouvelles, et s'il a apprécié certaines œuvres, il ne reçoit pas autant d'émotions devant l'art brut que devant un tableau de Modigliani. Il a vu sur la côte d'azur une maison « art brut » : son propriétaire, un passionné a recouvert sa maison, intérieur et extérieur, de carreaux de faïence. Le « palais » du facteur Cheval fait aussi partie de l'art brut. Ce n'est pas un art académique : les « producteurs d'art brut » n'ont pas de formation artistique et n'en font pas profession.


Indignez vs3. Michel présente : « Indignez-vous » de Stéphane Hessel.

C'est un petit livre écrit par un monsieur de 93 ans. Il est un peu embarrassé pour en parler car ce n'est pas une oeuvre littéraire : ça ressemble plutôt à un pamphlet politique. Donc s'il parle de ce livre, il parle politique. Il s'est demandé si dans un Cultur'âge Café, on peut avoir cette sensibilité-là puisqu'on parle partage des émotions. La lecture lui a apporté des émotions... Peut-on parler de ces émotions-là ? Si je suis hors sujet, vous me le direz.

Stéphane Hessel est un monsieur qui a fait de la résistance, qui a été arrêté, qui a été interné dans le camp de Buckenwahl..., il est marié à une juive mais il est pro-Palestinien. Il n'est pas antisémite mais il est antisioniste : il est contre l'annexion des territoires par Israël.

Ce livre-là laisse un peu sur sa faim parce que tout le monde peut s'indigner sur ce qui se passe autour de soi. Mais s'indigner, c'est normal. Il va plus loin, il dit « Engagez-vous », mais voici par exemple un conseil qu'il donne aux jeunes : « Je dis regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation : le traitement fait aux immigrés, aux sans papiers, aux Roms. Vous y trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte, cherchez et vous trouverez. » C'est vrai que les sujets ne manquent pas, mais est-ce qu'un livre comme cela va être déclencheur d'une réaction chez les jeunes, chez les gens ? Michel en doute. Ce qui est curieux, c'est que le nombre de livres qui ont été vendus : en quelques semaines, les librairies ont été dévalisées, il est épuisé.

Quelle est la cible de son indignation ? Il dit : moi, je me suis battu après 44 pour faire triompher les valeurs de la république, en ce moment, on est en train de nous les brader. « Qui commande, qui décide ? Il n'est pas toujours facile de distinguer entre tous les courants qui nous gouvernent : nous avons plus à faire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements, c'est un vaste monde dont nous sentons bien qu'il est interdépendant... Mais dans ce monde il y a des choses insupportables. La pire des attitudes, c'est l'indifférence, dire je n'y peux rien, je me débrouille. En vous comportant ainsi, vous perdez une des composantes essentielles qui fait l'humain : la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence.  On peut identifier deux grands nouveaux défis : l'immense écart qui existe entre les très pauvres et les très riches, qui ne cesse de s'accroître... et les droits de l'homme et l'état de la planète». C'est très global, il n'a pas de cible particulière. Ce sont des généralités.

Edith précise que ce livre est né d'une interview qu'il a donné à une journaliste qui a tout enregistré et qui lui a demandé la permission d'en faire un livre. Elle lui a soumis avant de le publier. C'est une toute petite maison d'édition (Indigène) qui l'a publié.

Michel comprend mieux alors pourquoi c'est si court, trop court pour un livre !

Gisèle l'interprète comme une réflexion à partir de ce qu'il a vécu, comme la résistance, et toutes les valeurs qui ont été découvertes à ce moment là et qu'il voudrait faire partager.

Michel ajoute qu'il veut mettre en garde contre des dangers encore présents actuellement : « Le Nazisme est vaincu grâce aux sacrifices de nos frères et soeurs de la Résistance et des Nations Unies contre la barbarie fasciste mais cette menace n'a pas totalement disparu... Aussi appelons-nous à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masses qui ne proposent comme horizons pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. »

Michel se pose la question : la France est-elle un pays aussi démocrate qu'on veut le faire croire. Edith lui a envoyé un texte de Jean Jacques J J Creve CoeurCrèvecoeur, un canadien. Il parle de la situation en Tunisie et du peuple tunisien, et ensuite il dit : « Nous devrions nous poser des questions : Vivons-nous dans une dictature politique ici en France ? … Les pays européens ont abandonné leur souveraineté pour se soumettre à l'union européenne, qui est dirigée par un conseil et un président désigné par l'élite mondiale et non élu démocratiquement...

Vivons-nous dans une dictature financière ? Que dire quand on voit que les pays ont abandonné le pouvoir de battre leur propre monnaie pour l'emprunter à des banques centrales privées qui chargent les intérets qui, à eux seuls, alourdissent toujours plus le déficit et la faillite des nations. Comment penser autrement quand on voit que la faillite que les banques ont créée en menant des opérations spéculatives illégales a été épongé, finalement, par nos propres impôts provoquant une paupérisation de plus en plus grande des populations et un enrichissement écoeurant de ces mêmes banques.

Vivons-nous dans une dictature médicale ? On découvre que les gouvernants sont soumis aux exigeances des compagnies pharmaceutiques, préférant favoriser la santé financière de ces dernières plutôt que la santé physique de leurs populations...

Vivons-nous dans une dictature scientifique ? ...des scientifiques honnêtes motivés par le bien être de l'humanité voient leurs carrières brisées parce que leurs travaux menacent les intérets économiques de certains groupes...

Vivons-nous dans une dictature judiciaire ? On peut s'interroger lorsqu'on voit que manifester contre un abus est assimilé à un acte terroriste... La dictature ne cache-t-elle pas son vrai visage derrière des apparences de démocratie ?»

Cet article est une illustration du livre de Stéphane Hessel... Je crois qu'il faut rester vigilant.

Jean Pierre ajoute que c'est tout le problème de la citoyenneté : un citoyen qui ne s'exprime pas laisse place à du pouvoir autoritaire...

Dans le livre, il n'y a aucune proposition. Francis ajoute que dénoncer, c'est peut-être un peu facile quand on n'amène aucune ouverture. Oui, en effet le livre est critiqué par rapport à cela. Edith, qui a vu l'auteur dans une émission télé, précise que c'est quelqu'un qui dégage un charisme assez exceptionnel et qu'il n'en reste certainement pas au stade de l'indignation, même encore maintenant à 93 ans. Elle a l'impression qu'il y a des prises de conscience qui se font partout, elle a l'impression que les gens, petit à petit, se rendent compte qu'ils ne doivent plus prendre pour argent comptant tout ce qu'on leur dit.


Feuilles d'automne4. Edith parle du dernier livre qu'elle a lu : "Feuilles d'automne", écrit par une chinoise, Adeline Yen Mah.

Ce livre relate un peu l'histoire de la Chine entre 1937 et 2000 à partir de l'histoire d'une petite fille née en 37. Elle est la 5e d'une famille assez aisée, mais malheureusement sa maman meurt en la mettant au monde. Son père se remarie avec une femme beaucoup plus jeune que lui qui est surtout très intéressé par sa position sociale et qui mène aux enfants une vie difficile à imaginer. Cette belle-mère avait elle-même 2 enfants d'un premier mariage. Ils sont un peu plus favorisés, mais encore que... On voit le sadisme qu'a cette femme avec ces enfants, et on voit aussi le sadisme que ces enfants ont entre eux du fait de leur éducation. Quand j'étais petite, j'ai lu des livres qui m'ont fait imaginer les Chinois cruels, plus cruels que nous. A travers ce livre, j'ai été conforté dans mon idée. Alors je me suis dit : « Après tout, ce n'est qu'une histoire, qu'une seule famille » car à chaque moment dans le livre, on trouvait des détails d'une grande cruauté. Il y avait une démolition systématique de la personnalité de chacun. Jean Pierre ajoute : « En Chine, la vie d'une fille ne compte pour rien. Pour Edith, ce livre est une autobiographie de l'auteur. Sa belle-mère, dès son mariage avec son père a obligés les enfants à changer de nom pour prendre un nom Français car la France était considérée comme le sommum de la culture et de la civilisation. Pour elle, c'est un acte très violent envers une enfant de 6 ans. Son père exhibe cette jeune épouse Franco-chinoise comme un trophée. Elle a été motivée à lire ce livre pour découvrir une civilisation à travers un témoignage. Mais elle garde ses distances et ne veut pas faire de généralité à partir de la vie d'une famille de 1937 à nos jours. Cette famille a pas mal voyagé : elle est allée à Pékin, Shangaï, Hong-Khong... Elle a connu l'invasion japonaise, Mao Tso-tong, Tchang kaï-chek et tous les bouleversements qui se sont passés à cette époque.


Sauve moi Musso5.  Brigitte présente un livre qu'elle a lu mais qui ne l'a pas enthousiasmée : "Sauve moi" de Guillaume Musso. C'est un thriller, il y a du suspense mais elle n'a pas « accroché » sur la partie surnaturelle. Il y en a toujours un peu dans ses romans mais elle trouve que l'auteur aurait dû mettre plus de suspense sur le surnaturel : la fin la déçoit.

L'histoire : A Broadway, Juliette croise Sam, et c'est le coup de foudre. Elle, jolie Française de 28 ans multiplie les petits boulots en nourrissant des rêves d'actrice. Lui, la trentaine, est un jeune pédiâtre New Yorkais dévoué corps et âmes à son travail depuis le suicide de sa femme. Persuadés d'avoir enfin trouvé un sens à leurs vies, ils vont s'aimer le temps d'un week-end intense, aussi magique qu'inoubliable. Mais Juliette doit retourner à Paris. Quant à Sam, il ne sait pas trouver les mots pour la garder à ses côtés. Du moins pas assez vite, car à peine l'avion de la jeune femme a-t-il décollé qu'il explose en plein vol.

C'est un auteur qui vend énormément de livres et dont elle avait apprécié d'autres romans.